Il faut parfois déplier les étoiles – Erika Boyer

Je n’imaginais pas que laisser mon meilleur ami réaliser mes souhaits pourrait avoir quelque chose de si plaisant. J’ignorais qu’en dépliant les étoiles, en passant du rêve à la réalité, tout deviendrait magique à ce point. C’est incroyable.

TITRE : Il faut parfois déplier les étoiles

AUTEUR : Erika Boyer

ÉDITION : Autoédition

Prix : 3,99€ (ebook) , 15,90€ (physique)

NOTE : 20/20 —

 

 

[TW & mentionnés, évoqués] : abandon parental, cancer, racisme.

 

RÉSUMÉ :

Tout au long de l’année, Eliott enferme ses vœux à l’intérieur d’étoiles en papier, dans l’espoir de les voir un jour se réaliser. Ils sont variés : monter tout en haut de la Tour Eiffel, avoir son BAC, manger une bonne brioche, acheter une nouvelle paire de baskets… À 16 ans, il y a tant de choses qu’il désire !

Mais quand Sora, son meilleur ami, prend sa jarre à souhaits et s’engage à en réaliser un par jour, pour se faire pardonner d’avoir encore oublié son anniversaire, Eliott n’est plus très sûr de vouloir que ses rêves deviennent réalité.

Parce que dans ses étoiles, il y a aussi de grands secrets, comme l’amour qu’il porte à Sora depuis des années…

24 jours, 24 voeux et 24 chances d’être démasqué.
Décembre promet d’être agité !

 

MON AVIS :

Je n’avais encore jamais lu de romance de Noël, encore moins de livre se déclinant comme un calendrier de l’Avent. De grandes premières pour moi, donc, et je ne regrette absolument pas !

Comme toujours [attention, la suite va vous étonner] j’ai adoré ! C’est bien écrit, et bon dieu je suis toujours aussi amoureuse de la plume d’Erika. Les personnages d’Eliott et de Sora sont attachants dés le départ et leur relation est juste adorable.

L’idée générale du livre, déplier des étoiles en papier pour réaliser les vœux qui sont inscrits dessus, est juste géniale et laisse la place à beaucoup de possibilités et de situations pour nos deux héros adolescents. C’est également un moyen très intuitif de découvrir les caractères respectifs de nos deux amis au fil des pages, d’avoir un aperçu de leurs goûts et de leurs traits psychologiques même lorsque nous ne sommes pas dans leur tête (pour le cas de Sora par exemple).

Cela faisait également un certain temps que je n’avais pas lu de roman écrit à la première personne, et ça fait presque du bien d’entrer dans la tête d’Eliott pour y découvrir ses doutes adolescents, ses interrogations sur les adultes qui l’entourent, ses observations du monde. C’est agréable aussi d’avoir des adolescents et bien… adolescents ? Je veux dire, de jeunes personnages qui n’ont pas la maturité d’un adulte parce que la vie ne les y a pas forcé, qui ne connaissent pas tout du monde qui les entoure et qui ont des préoccupations autrement plus importantes que d’être des personnes qu’ils ne sont pas : s’assurer que son meilleur ami ne découvre jamais la véritable puissance de son amour par exemple.

J’ai parfois l’impression que je suis un livre ouvert pour toute ma famille, pour tout le monde en fait. Heureusement que Sora déteste lire, il m’aurait grillé depuis longtemps.

C’est rafraichissant d’avoir des personnages si spontanés, si libres mais également tout leur entourage et la complicité qui les lie. La fratrie de Sora, sa sœur Sayaka et son frère Hiroki, sont parmi les plus gros points forts de cette histoire, et je suis certaine que sans eux il aurait manqué beaucoup d’humour et d’amour dans ce récit. Ce sont eux qui apportent le plus, en dehors de nos personnages principaux, et les relations qu’ils ont avec chacun des individus qu’ils côtoient, ainsi que leurs caractères si singuliers en font de véritables figures qu’on voudrait apprendre à connaître un peu plus.

De même, là ou Saya et Hiro sont bruyants et dynamiques, et là où ils sont imposants (ils prennent quand même de la place quand ils entrent dans une pièce !), j’ai trouvé Elisa, la sœur d’Eliott, plus douce et plus effacée. Une force tranquille importante pour équilibrée le côté explosif des natifs nippons. J’ai par contre été un peu triste qu’elle soit presque toujours réduite à sa cuisine et à ses conseils qui la font paraître pour la « sage » de l’histoire, elle aurait surement méritée d’être mise un peu plus en avant pour elle-même et la personne qu’elle est.

Quant aux parents de cette bande de joyeux lurons, ils sont également complètement opposés. Ceux d’Eliott sont plutôt cool, attentifs à leur progéniture et permissifs tant que les règles sont respectées et que l’honnêteté prime ; tandis que ceux de Sora sont des fantômes dont le poids de l’absence pèse sur les aînés et blesse les trois enfants. D’ailleurs, c’est toute l’histoire « secondaire » (si l’on place la romance, et l’histoire des vœux au premier plan) sur l’absence des parents de Sora et le manque qu’elle crée qui donne la dimension profonde qui pourrait manquer au récit et le ferait alors tomber dans la catégorie « léger mais sans fond ».

Beaucoup de gens tombent amoureux d’une image qu’ils se font des autres, et quand vient la découverte, ils n’arrivent pas à l’accepter. Savoir que quelqu’un est imparfait et être capable de l’aimer quand même, c’est une très belle chose.

L’un dans l’autre, c’est une très bonne histoire, doudou à souhait, très agréable à lire ! J’ai fait l’expérience [réussie !] de lire ce livre en mode calendrier de l’avent, et chaque chapitre était une petite gourmandise qui illuminait ma journée et réchauffait mon petit cœur parfois épuisé par le quotidien. C’est une romance toute douce et mignonne qui a su me ramener dans l’ambiance des fêtes quand la situation et l’état du monde ont eu plutôt tendance à me les faire oublier.

En bref, j’ai été plus que ravie de faire la connaissance de Sora et Eliott dont l’histoire m’a parfois rappelée celle de Aristote et Dante dans le roman éponyme signé Benjamin Alire Saenz, leur entourage dynamique et bonne ambiance, le petit village dans lequel ils vivent et dans lequel j’aurais adoré pouvoir grandir. Cette histoire douce et doudou met du baume au cœur et apaise les maux laissés par des lectures plus dures et éprouvantes. Merci, Erika, de nous avoir offert un Noël tout en douceur et en amour aux côté de ces garçons adorables !  

Ce que j’essaye de te faire comprendre, c’est qu’on a beau désirer quelque chose du fond du cœur, on n’est pas toujours pleinement heureux quand on l’obtient. Tout dépend de la façon dont cela se fait.

Un commentaire sur “Il faut parfois déplier les étoiles – Erika Boyer

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  1. C’est toujours un bonheur de lire une de tes chroniques sur un livre que j’ai écrit ;A; merci beaucoup ♡ Bravo d’avoir tenu en mode calendrier de l’avent (warrioooooor !), et merci pour tout, cette chronique, bien sûr, mais aussi les updates Twitter et les échanges sur le Discord. Grâce à toi et les autres, j’ai passé un super mois de décembre ;~; ♡

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