$ Ville Condamnée – Nicolas Villeneuve

Quelque part au loin, il y eut un hurlement.

Ville Condamnée - Nicolas Villeneuve

 

TITRE : Ville Condamnée

AUTEUR : Nicolas Villeneuve

ÉDITION : Éditions Rebelle

Prix : 3,99€ (eBook) ou 16€ (physique)

NOTE : 18/20

 

 

RÉSUMÉ :

« Bienvenue à Mersin ».
C’est l’affiche qui accueille Marc et ses compagnons à l’entrée de la petite ville calme. Peut-être même trop calme. Pas de bruit, pas d’habitant… simplement des questions qui se bousculent dans les têtes et l’étrange sensation d’une présence qui murmure de fuir.

 

 

 

MON AVIS :

À nouveau un SP très agréable dans un univers un peu plus sombre et une histoire qui va forcer nos méninges à tourner à plein régime. Dans une ambiance angoissante, un peu glauque, où les interrogations fusent, et avec des personnages détestables ou attachants mais aussi perdus que nous.

Bienvenue à Mersin, ville fantôme, théâtre d’étranges phénomènes.

Il savait où il se trouvait et il savait également que le fait d’ouvrir les yeux ne pourrait lui apporter qu’un surplus de panique.

Début d’histoire comme je les aime, dans le vif du sujet, au cœur de l’action, directement entourée d’une partie de nos personnages principaux. Premières lignes et déjà on plonge dans l’histoire. Déjà l’ambiance oppressante nous étreint le cœur, et déjà les quelques dialogues suffisent à mettre nos nerfs à rude épreuve. Et alors on le sent, on sait que quelque chose vient d’arriver. On sait que le pire est à venir et alors on réfléchit pour trouver une échappatoire. Mais la fuite est impossible, pour nous et nos personnages. Dés qu’une porte de sortie est entrouverte, l’un deux s’empresse de la refermer sans aucune raison valable, sinon le désir d’agir comme bon lui semble faisant fi des conséquences.

Nous sommes prisonniers, détenus dans une prison à ciel ouvert, condamnés à avancer seuls ou mal accompagnés. Spectateurs d’un sinistre théâtre où la peur, l’inconnu et l’appréhension dominent les hommes jusqu’à les conduire à une certaine forme de folie. Les nerfs à vifs, prêts à bondir à chaque instant, le cœur qui s’emballe et les yeux qui glissent sur les mots, nous sommes prisonniers de l’histoire, de Marsin et de ce qui y règne.

Reste sur tes gardes.

Les personnages sont incroyables. Il y en a des plus marquants que d’autres, plus attachants, plus profonds, plus construits, plus importants aussi. Il y en a qui n’ont ni noms ni visages mais qui ont une aura qui transperce les mots. Il y a ceux qu’on ne voit jamais ou si peu, et qui nous effraient. Ceux qu’on voit sans les comprendre, ceux qui paraissent normaux sans l’être.

Il n’y a, en réalité, pas énormément de personnages du fait de la situation et du (des ?) lieu(x) où se déroule l’histoire. Mais ils ont tous ce petit quelque chose qui les rends vivants. Chaque nouveau point de vue dans l’histoire nous permet de tisser un lien, quel qu’il soit, avec le personnage concerné. Ainsi, Henri m’a exaspérée pendant la quasi totalité du récit, alors que j’ai été touchée par la jeune Clara, parfaitement réaliste dans sa façon de gérer ou non une situation qui ne devrait pas être.

Et Marc, notre personnage principal, celui par qui tout vient. Il est d’une complexité mise en évidence par la forme du récit et l’histoire elle-même. Toute sa personnalité, tout son caractère repose sur le fait de savoir quelle part de son expérience est réelle.

 On sait que l’on a rêvé quand on se réveille.

C’est une lecture incroyablement intense. L’histoire est rythmée, tantôt rapide, tantôt calme et lente. Elle prend son temps sans pour autant nous faire décrocher. L’écriture est fluide, très agréable et facile à lire. On n’a qu’à se laisser porter par l’histoire, sans efforts et sans concentration particulière, toute notre attention réservée à la compréhension de ce qui se déroule, cherchant à connaître la fin avant que celle-ci n’arrive.

La fin d’ailleurs, parlons-en. Si au début elle m’a laissé un arrière goût de « dommage », je pense finalement qu’elle aurait été plus décevante autrement. Ici, on est dans la continuité de toute l’histoire, dans une certaine forme de flou qui nous permet, dans une certaine mesure, de comprendre et d’aborder l’histoire comme on le veut. C’est une bonne fin, comme c’est un très bon livre.

La brume. Cette barrière étrange coupant la route, les champs et les arbres. Elle était là. Présente, triomphante et étrange. Ce n’était ni du brouillard ni de la fumée épaisse. Un amas d’obscurité ne permettant ni de voir au travers ni de savoir jusqu’où cela se finissait.

En bref, c’est un livre que je recommande. Il n’est pas trop simpliste, mais n’est pas non plus d’une complexité désarmante. Il pourrait facilement être lu par des ados / jeunes-adultes. Je mets quand même quelques TW, il s’agit bien d’un livre d’horreur fantastique. Il y a quelques scènes qui peuvent s’avérer dérangeantes (présence de sangs, armes, combats etc…). Pour vous donner une idée, ce livre m’a énormément fait penser à Silent Hill x The Evil Within (en plus soft évidemment) dans son mécanisme.

Un très bon livre, bien écrit, qui nous transporte dés les premières lignes et qui nous garde en alerte jusqu’à la fin, j’ai beaucoup aimé !

Rien de tout ça n’est possible.

 

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