Sous le même ciel – Erika Boyer

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé Hugo. Et je l’aimerai probablement éternellement, même quand lui ne sera plus en mesure de le faire.

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TITRE : Sous le même ciel

AUTEUR : Erika Boyer

ÉDITION : Auto-édité

Prix : — (sortie le 22 Novembre)

NOTE : 5/5 — ❤

 

 

RÉSUMÉ :

« A + H = ciel »

Alejandro n’a eu d’autre choix que de suivre ses parents qui ont décidé de quitter l’Espagne pour s’installer en France. Taciturne et introverti, il a peur de ne pas réussir à trouver sa place dans ce nouvel environnement et s’inquiète que ses différences l’empêchent de se faire des amis.

Mais ses craintes se meurent lorsqu’il rencontre son voisin, Hugo. Jovial et chaleureux, ce dernier aime l’accent hispanique du garçon d’en face, tout autant que son prénom et ses étonnants cheveux longs. Alors, aussi vite que le permet l’innocence de leur jeune âge, les deux enfants se lient d’amitié.

Sous le ciel de la Ville d’Hiver, Alejandro et Hugo deviendront des hommes. Ils découvriront l’amitié et l’amour, et embrasseront la vie pour en comprendre le véritable sens.

 

 

MON AVIS :

Le plus fou c’est que je crois l’avoir aimé dès le début, bien avant que mon corps s’épanouisse et se mette à le vouloir, peut-être quand il m’a […] offert la lune.

Je suis tombée amoureuse de la plume d’Erika Boyer… encore une fois !

Je le dis maintenant, avant de vous laisser lire cette chronique que je ne saurais qualifier : ce roman est mon plus gros coup de cœur depuis que je sais lire !

Il cherche la solitude dans l’infini du ciel. Mais peu de gens en sont conscients.

À ceux qui ont lu Pardon, réinitialisez tout, on prend un nouveau départ. Attachez vos ceinture, sortez les mouchoirs, et filez tout droit vers un récit aussi touchant qu’authentique. Admirez le paysage, laissez votre cœur se promener sur les routes bordées de larmes et de rires, d’instants touchants ou dramatiques. Vivez une vie, en 200 pages.

Il était une fois des vies. Des vies, des histoires, roman court qui s’installe sur plusieurs années. Sur la durée d’une vie. Piochant çà et là des morceaux de vie importants, des instants parfois anodins, d’autres forts en émotions, d’autres encore qui marquent à jamais, une vie. Avec ses bons et ses mauvais moment, ses pertes, ses joies et ses peines.

L’Homme est si prompt à juger tout ce qui ne colle pas à sa définition de la normalité. Suis-je comme le reste du monde ? J’espère ne pas l’être.

Bienvenue à Arcachon, berceau de notre histoire, charmante ville du sud que je n’ai eu l’occasion de visiter qu’accompagnée d’Alejandro et Hugo, nos deux ‘personnages’ principaux. Quelle épreuve que les appeler comme ça. Ils sont, pour moi, des êtres à part entière. Ils ont une vie, une âme, une identité… Ne manque que leur enveloppe charnelle qui les rende visibles aux yeux de tous ceux qui ne savent y voir à travers les lignes.

Alejandro… Ce jeune garçon, adolescent, homme amoureux des mots, en faisant son exutoire. Antidote à son trop plein d’émotions, devenu source de ses malheurs. Et début de son bonheur absolu. Alejandro, ce jeune homme dans lequel je me suis reconnue. Trop, peut-être, pour le supporter. Si je lis autant de romans abordant l’adolescence, c’est dans l’espoir vain de rencontrer un jour un personnage auquel m’identifier. Un personnage à questionner ‘Et toi, comment t’as fait pour t’en sortir ? Sans magie, sans intervention divine, ou découverte de super-pouvoirs. Comment je dois faire, moi, pour m’en sortir comme toi ?’ Aujourd’hui c’est chose faite. Merci.

Il était Icare et Hugo était le soleil, et s’il devait se brûler les ailes, alors il apprendrait à vivre sans pouvoir voler.

Pour la première fois depuis (vraiment) longtemps j’ai pleuré en lisant un livre, énormément, beaucoup trop. Tellement pleuré que j’en ai encore les larmes aux yeux en écrivant ceci. Tellement pleuré que j’ai mis beaucoup plus de temps que prévu à lire ce livre. Tellement pleuré que j’ai dû faire des pauses régulières, la vision troublée par mes larmes, m’empêchant de seulement y voir. Essuyer mes yeux, ravaler mes sanglots, souffler un coup, respirer fortement et y retourner tête baissée.

Je ne parie pas que tous pleureront autant que moi. J’étais beaucoup trop sensible à la cause et aux personnages. J’ai connu, j’ai véritablement vécu certains de ces moments. J’en ai souffert. J’étais Alejandro, écrire pour me soigner. Aujourd’hui je vais bien, bien mieux. Mais Erika Boyer a ce pouvoir de me faire vivre ces histoires. Revivre ces instants terribles. Plus encore, chacun des éléments de cette histoire me parle, il y a tant que j’aurais pu écrire, pour les avoir vécus…

Mais tout n’est pas que larmes et tristesse. Enfin larmes de tristesse. Il y a eu les rires aux larmes et les pleurs de joie. Puis il y a eu l’amour, encore. Toujours cet amour ravageur, écrit avec beaucoup de douceur, de retenue et de pudeur, même pendant les preuves sauvages de cet amour, sublimant l’acte avec délicatesse.

Grâce à toi, j’ai pu être moi, et même un peu plus que ça.

Je suis toujours fascinée par la capacité qu’à Erika Boyer à écrire une histoire dans l’histoire, à donner de l’importance à chacun de ses personnages, à faire de chaque histoire un manifeste pour l’amour sous toutes ses formes, pour le respect et pour l’acceptation sinon la compréhension. Je suis aussi fascinée par toute la palette d’émotions qu’elle est capable de transmettre à travers ses mots. Ce don qu’elle a d’éveiller et d’intensifier notre empathie jusqu’à nous faire vivre à travers ses personnages.

C’était ça la vie, le soleil qui se levait chaque matin et se couchait chaque soir, quoi qu’il puisse arriver à ceux qui vivaient de son éclat.

C’est horrible. J’ai l’impression que mon cerveau a été anesthésié – incapable de trouver les mots pour parler de ce livre. Je ne sais pas parler d’un livre que j’aime. Je n’y arrive pas, les mots me manquent. Pourtant mon cœur se sert encore rien qu’à l’évocation des personnages. J’en reste sans voix, la bouche sèche, les yeux humides, incapable même de m’en remettre vraiment. Je pleure. Encore. Toujours. Trop.

Je l’ai aimé, comme jamais je n’ai aimé personne. Il m’a aimé, comme il a aimé le ciel.

J’écris cette chronique à l’encre de mes larmes. Avec tout ce qu’il reste de mon pauvre cœur. Ce livre est véritablement magnifique, je vous encourage grandement à vous le procurer (à sa sortie).

Chaque fois que tu me manques, je lève les yeux et je me souviens que nous ne sommes pas si loin, que nous vivons sous le même ciel.
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9 réflexions sur “Sous le même ciel – Erika Boyer

  1. bookylivreaddict dit :

    Ayant moi même lu ce livre, je suis entièrement d’accord avec toi. Ce livre est bouleversant, juste wow… Bon, ta chronique donne bien plus envie que la mienne et tant mieux parce que son livre mérite un écoulement de stock dés sa sortie je dirai ! Ce livre est juste wow. *-* Enfin bref, merci pour cette belle chronique, ce livre le mérite entièrement 🙂

    Aimé par 1 personne

    • Vivi dit :

      Merci pour ce joli et gentil commentaire 😍
      J’avoue être (pour une fois) assez fière de ma chronique, et effectivement, ce livre mérite un franc succès à sa sortie (même si en même temps j’aimerais gardé Alejandro pour moi) 💕
      Je n’ai pas eu l’occasion de lire ta chronique (j’y vais de ce pas), mais un livre mérite uniquement un avis (positif), écrit avec le coeur (donc ta chronique doit être super aussi 🙂 )

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      • bookylivreaddict dit :

        Avec plaisir 😍
        C’est pareil pour moi. J’aurai aimé gardé ce petit monde pour moi 💙
        Mes chroniques sont brouillons je trouve, mais je ne sais pas comment les améliorer ! Je ne sais pas si je dois développer mon blog pour les publier :’)

        Aimé par 1 personne

      • Vivi dit :

        Tu pourrais me donner le lien vers ta chronique ? (Je n’arrive pas à trouver ton blog 😅😅)
        Mes premières chroniques étaient aussi brouillon, il faut s’entrainer pour trouver ton « style ». C’est comme de l’écriture 😊 Ça vient en écrivant 😊😊

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  2. Erika dit :

    Maintenant que je suis rentrée, je peux poster un commentaire sur ta chronique ♡ Tu le sais déjà mais je l’ai adorée. J’ai aimé tes mots mais aussi les citations que tu as relevées. Te lire m’a fait passer par une palette d’émotions, très positives, bien entendu !

    « ce roman est mon plus gros coup de cœur depuis que je sais lire » J’avais un petit peu envie de pleurer en lisant cette phrase, d’ailleurs, je pleurais à l’intérieur. Cela a aussi été le cas en comprenant que tu t’étais réellement identifiée à Alejandro parce que je sais que c’est très difficile de s’identifier à un personnage fictif (en tout cas pour nous, de ce que j’ai compris xD). J’ai eu vraiment le sentiment d’avoir réussi quelque chose. Le fait de pouvoir toucher quelqu’un, juste une personne en fait, c’est quelque chose de si fou…

    Bref, je m’égare probablement un peu et je pense que mon commentaire est brouillon (mais tu es habituée, j’ai fait pareil avec ‘Pardon’, c’est de ta faute, tes mots me touchent trop !) mais je voulais laisser une trace ici et te dire merci de m’avoir lue, d’avoir échangé avec moi au sujet de ce livre et d’en avoir écrit une si belle chronique ♡

    Aimé par 1 personne

    • Vivi dit :

      Et tes commentaires sont toujours un rayon de soleil 😊💕

      Je suis vraiment ravie que mes chroniques puissent te toucher au moins un peu, ça veut dire que tu comprends, à une échelle moindre peut-être, ce que j’ai ressenti en lisant ton livre 😍💕

      Oui effectivement, j’ai toujours eu du mal à m’identifier au moins un peu aux personnages des histoires que je lisais. Aucun ne me parlais véritablement. Puis il a fallut Alejandro pour que je comprenne enfin ce que c’était, que découvrir son âme soeur livresque ~

      Merci à toi d’être toujours aussi gentille et de prendre le temps de me répondre (ici ou ailleurs) 💕 Et merci de nous écrire de si belles histoires 💕😭

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      • Erika dit :

        Et moi je suis contente si mes commentaires te plaisent ♡ C’est toujours un plaisir de lire des chroniques de mes livres, encore plus quand elles sont aussi bien que les tiennes, du coup c’est normal pour moi de laisser un commentaire hehe.

        Je te comprends totalement pour l’identification, avant Merit de ‘Without Merit’ je ne m’étais identifiée à aucun personnage fictif alors je vois très bien ce que tu veux dire…

        Merci à toi ♡ je suis super contente de t’avoir rencontrée grâce à mes livres et de pouvoir discuter / échanger avec toi au quotidien ;~;

        Aimé par 1 personne

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